Jobs d’été, CDI intérimaire, Code du travail : votre revue de presse et du web

Temps de lecture : [rt_reading_time postfix="minutes" postfix_singular="minute"]

Entre « ponts » et élections, le mois de mai 2017 a pris une couleur particulière, mais l’actualité liée à l’activité et la gestion des équipes opérationnelles ne s’est pas endormie pour autant. Comme chaque année, les secteurs de l’hôtellerie-restauration et de la mode, avec les soldes d’été, sont les premiers concernés par les jobs d’été. En termes de contrats de travail, il semble que l’intérêt grandisse pour le CDI intérimaire. Enfin, comment ne pas évoquer la réforme du Code du travail, grand chantier à venir du nouvel exécutif ?

Jobs d’été 2017

« Quels métiers recrutent en 2017 et où ? », s’interrogent Les Échos Start (2 mai). Sans surprise, le secteur le plus porteur reste « l’hôtellerie-restauration, particulièrement lié au tourisme », premier en Ile-de-France et en PACA. L’article, qui cite le commerce comme second pourvoyeur de jobs d’été, attire aussi l’attention sur « les postes d’ouvriers dans le BTP (5ème poste le plus recherché en Ile-de-France) et de manutentionnaires (4ème poste en Rhône-Alpes) ». On apprend également que « 42 % des offres sont des emplois saisonniers, 28 % en intérim et 24 % en CDD ».

L’article des Échos s’est notamment appuyé sur le dernier baromètre des jobs estivaux réalisé par Qapa (2 mai). Ce site en présente une synthèse à travers des tableaux des secteurs qui recrutent et des postes les plus demandés. Le rédacteur remarque que la rémunération maximum est basée sur le SMIC horaire, majoré de 30 % sur certains postes, comme ceux de cuisiniers expérimentés dans des restaurants haut de gamme et de chauffeurs-livreurs ayant le permis super lourd.

Le commerce de détail est aussi en pointe pour les jobs d’été, notamment avec les soldes estivaux. Le site d’État service-public.fr (18 mai) rappelle que « la durée officielle des soldes nationaux est de 6 semaines » et en livre les dates précises région par région, ce qui permet de se faire une idée des pics d’activité estivaux dans ce secteur.

Enfin, La Chronique Républicaine (17 mai) fait part d’une initiative locale intéressante, la création d’une « coopérative de services » par des jeunes entre 16 et 18 ans. Celle-ci les aidera à trouver un job d’été sur un territoire délimité en Bretagne.

CDI intérimaire

FranceTVInfo avait consacré un focus (27 avril) à ce type de contrat et à son efficacité, remarquant que celui-ci représente « un dispositif flexible pour les patrons ».

LCI (3 mai) souligne de son côté que « plus de 15 000 CDI intérimaires ont été signés depuis la création de ce contrat en 2014 » et propose en replay une vidéo diffusée au JT de TF1 sur le sujet.

Sous le titre « Le CDI intérimaire séduit les constructeurs automobiles », Le Monde (3 mai) rappelle que ce type de contrat peut être proposé par les ETT à leurs intérimaires, qui « bénéficient entre les missions d’une garantie minimale mensuelle égale au SMIC, payée par l’agence ». Il note également que « 52 % des signataires sont des ouvriers, embauchés à 51 % dans l’industrie ».

Enfin l’Est Républicain, dédie un article au prochain recrutement de 1 000 intérimaires par le groupe PSA. Même si l’article ne traite pas spécifiquement du CDI intérimaire, il est intéressant de noter les chiffres sur lesquels conclut le rédacteur : « À ce jour, l’usine de PSA de Sochaux donne du travail à 1 300 intérimaires. Avec les 1 000 supplémentaires de l’équipe « VSD » elle comptera, sur ses lignes d’assemblage, davantage de salariés intérimaires que de salariés en CDI ».

Réforme du Code du travail : chantier à risque !

« Loi Travail 2 : ce que Emmanuel Macron veut ajouter à la réforme El Khomri » : c’est sous ce titre que Le Parisien (22 mai) expose comment « Emmanuel Macron et le gouvernement Philippe veulent renforcer à coups d’ordonnances la déjà très explosive réforme du Code du travail adoptée en juillet 2016 ». L’article insiste sur « la primauté donnée aux accords d’entreprise », principal « point de crispation avec les syndicats FO et CGT » attachés aux accords de branche.

Comme le souligne France TV info (22 mai), « l’angoisse sociale est très forte dans le pays ». Cependant, l’analyste remarque que « ce recours aux ordonnances devrait être assez consensuel à l’Assemblée nationale », et que les ordonnances « ne contournent pas le Parlement qui aura à se prononcer deux fois, et n’interdisent nullement les débats et les négociations ».

Il reste que ce chantier est « à haut risque » selon L’Express (22 mai), qui cite les mises en garde des leaders de la CGT (Philippe Martinez), de la CFDT (Laurent Berger) et de FO (Jean-Claude Mailly), ce dernier avertissant que si le président « passe en force, il y aura un effet boomerang ».

Pour Le Figaro (23 mai), qui fait état de la rencontre entre le président et les leaders syndicaux le mardi 23 mai, l’exercice s’annonce pour le premier « éminemment explosif au vu de la méthode d’application de cette réforme ».