Gig economy

Définition de la gig economy

La gig economy signifie littéralement « l’économie des petits boulots ». C’est un terme très populaire aux États-Unis qui fait référence aux plateformes collaboratives comme Uber ou Deliveroo : ces entreprises n’emploient pas directement des salariés et travaillent avec des micro-entrepreneurs (des indépendants qui exercent une entreprise individuelle sous le régime fiscal de la micro-entreprise).

La gig economy est un modèle en plein essor grâce à l’évolution du numérique. Elle représente plus du tiers des actifs aux États-Unis et 5 millions d’emplois au Royaume-Uni. Ces emplois temporaires, payés à la tâche et flexibles, coûtent peu cher.

Comment ça fonctionne ?

La vision du salarié attendant patiemment la paye à la fin du mois est révolue. Tout se passe à présent sur les plateformes professionnelles où des prestataires proposent leurs services avec plus de liberté. Les employeurs peuvent cibler la main-d’œuvre dont ils ont spécifiquement besoin, ce qui leur permet de gagner en agilité à moindre coût.

Encore peu réglementée, la gig economy est actuellement en train d’être encadrée par les gouvernements mondiaux pour éviter les dérives et garantir des conditions de travail décentes. Les gig workers sont des micro-entrepreneurs qui évoluent donc dans une économie avec une réglementation encore assez floue, à leurs avantages comme inconvénients.

Quels sont les services concernés ?

Avec l’essor d’Internet, tous les services sont devenus accessibles en quelques clics seulement : il existe forcément une plateforme délivrant le service dont vous avez besoin. Les industries particulièrement concernées par la gig economy sont la livraison de nourriture et les prestations de taxi. Les études estiment à près de 50 % le pourcentage de travailleurs indépendants dans les pays développés d’ici à 2025.

Protranslate représente le parfait exemple de la gig economy : cette entreprise propose des services de traduction et de localisation. Ici, les compétences humaines sont soutenues par les nouvelles technologies pour offrir une exécution rapide de tâches complexes. Plusieurs personnes (avec différents rôles) peuvent être impliquées en même temps sur une mission et travailler en parallèle de manière transparente.

Quels effets sur l’économie mondiale ?

La gig economy est caractérisée par une hyperspécialisation de la main-d'œuvre, avec un accès immédiat aux travailleurs indépendants sur le marché pour les entreprises. Ces dernières peuvent donc innover plus rapidement et se montrer plus flexibles, le tout à moindre coût pour rester plus compétitif.

Via l’utilisation de ces plateformes de pair-à-pair spécialisées sur la main d’œuvre, les ressources humaines sont fluidifiées, les appariements entre l’offre et la demande sont simplifiés. Il est aussi possible de s’affranchir des contraintes de temps et d’espace, mais pas que : plusieurs formalités administratives (souvent des obstacles réglementaires, sociaux et fiscaux) ont tendance à disparaître.

Ce grand marché en ligne des compétences commence à rendre caduque la notion de métier au profit de l'employabilité. Reste à définir et encadrer la protection sociale de cette main-d’œuvre souvent facile, mais aussi précaire, pour éviter les dérives.                                              

Quelles perspectives pour la gig economy ?

Lorsque l’on observe l’évolution de la gig economy, il n’est pas anodin d’y voir des perspectives mondiales. Ces nouvelles économies ont déjà séduit les pays anglo-saxons avec les États-Unis et le Royaume-Uni. Un gros travail doit encore être réalisé concernant la protection sociale dans nos sociétés solidaires, mais cette vision de l’emploi est déjà partagée par de nombreux entrepreneurs.

Parmi les prospectives les plus audacieuses, on retrouve ceux qui pensent que le marché du travail tel que nous le connaissons est voué à disparaître. La gig economy laisserait ainsi place à une ère du transfert : un marché des tâches mondialisées et standardisées qui se base sur l'échange des compétences via d'immenses plateformes d'intermédiation, par exemple les réseaux sociaux comme LinkedIn.

Cette évolution agrège 3 tendances actuelles et se voit comme leur aboutissement logique :

  • La généralisation des slashers : il s’agit de cette nouvelle génération d'actifs hyperflexibles qui combinent une multitude de compétences complémentaires ou non.
  • La maturité des réseaux sociaux professionnels : ces outils connectés permettent l'appariement entre l'offre et la demande de compétences et les besoins des entreprises. Même les grandes organisations veulent à présent être aussi agiles que les start-up tout en ayant des milliers d'actifs à disposition.
  • Une ère des technologies : les activités professionnelles sont déjà fluidifiées et facilitées par la technologie, et ce n’est que le début.

Existe-t-il des risques ?

En effet, même si la gig economy offre plus de flexibilité et de liberté aux travailleurs indépendants, le système de protection sociale en est aussi bouleversé. Le modèle français actuel repose sur le salariat massif et le regroupement des travailleurs. La gig economy représente l’opposé avec la dispersion de la main d’œuvre. Si le lien de subordination salarié/employeur disparaît, le modèle de protection doit être totalement repensé.

Une nouvelle forme d’économie basée sur le principe de flexisécurité est actuellement expérimentée dans les pays scandinaves, avec notamment des coopératives d’activité. La flexisécurité représente une libéralisation totale des contrats et des conditions d’embauche ou de licenciement. C’est une solution certes séduisante, mais qui doit s’exporter sur le marché mondial pour être mise à l’épreuve, surtout face aux réglementations locales.

L’insécurisation des actifs est susceptible d’entraîner une insécurité globale et de menacer le système de protection français.  Contrairement à la gig economy, le salariat offre l’avantage d’apporter protection et visibilité aux individus et leurs foyers. Il est ainsi plus simple de se projeter sur le long terme : acheter un logement, faire face aux imprévus de la vie, etc. C’est une perspective qui nourrit les postures politiques et les débats actuels concernant l’égalité des sociétés et la lutte contre le chômage.

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