Dans le contexte de crise créé par la pandémie de Coronavirus, le télétravail ne représente pas une solution pour toutes les entreprises. L’activité doit se maintenir coûte que coûte dans les secteurs essentiels à la vie du pays qui exigent la présence physique des employés à leur poste. En première ligne, la grande distribution ou l’énergie doivent relever un défi RH hors du commun : comment gérer l’incertitude liée aux soudaines pénuries de salariés ?
  1. Face au Coronavirus, la santé des collaborateurs prime
  2. Gérer la pénurie de salariés et les pics d’activité au jour le jour

Face au Coronavirus, la santé des collaborateurs prime

La crise sanitaire inédite que traverse la France, et avec elle le monde entier, crée un contexte de travail exceptionnel. Certes, on parle beaucoup de télétravail pour poursuivre l’activité, mais encore faut-il que le métier s’y prête. Tous les collaborateurs de nos entreprises ne sont pas des salariés « en col blanc » exerçant une activité de services ! Outre les petits commerces alimentaires, les secteurs de la grande distribution ou encore de l’énergie, doivent continuer de fonctionner comme avant l’épidémie et le confinement. Pour les groupes, cela représente un immense défi. La première préoccupation des employeurs concernés est, bien entendu, de préserver au maximum leurs salariés de la contagion. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a promis à cette fin un « guide des bonnes pratiques » pour certains secteurs. Des mesures de distance de sécurité et des gestes barrières sont ainsi nécessaires entre clients et employés. Bruno Lemaire a également évoqué la mise à disposition de gel hydroalcoolique pour les salariés et le recrutement de vigiles, si nécessaire, à l’entrée des sites. De leur côté, certains syndicats ont demandé des masques et des gants de protection, ainsi que la possibilité pour les équipes de faire des pauses régulières afin de se laver les mains.

Gérer la pénurie de salariés et les pics d’activité au jour le jour

Au-delà des dispositions qu’il vous revient, dirigeants et DRH des secteurs concernés, de prendre pour circonscrire le plus possible les risques de contagion, l’une des grandes difficultés est l’imprévisibilité de l’évolution de la situation dans chacun de vos sites. Pour parler clairement, vous pouvez devoir affronter une pénurie de salariés entravant gravement le fonctionnement de l’entreprise. D’une part, tous les salariés contraints de garder leurs enfants privés d’école peuvent bénéficier d’un arrêt de travail spécifique, une disposition que l’employeur ne peut refuser. D’autre part, les employeurs peuvent se trouver confrontés à une explosion d’arrêts maladie si un nombre important de vos salariés contracte le Covid19, ou se voit contraint à un confinement de 14 jours en cas de suspicion. Sans être alarmiste ou pessimiste, n’oublions pas la déclaration le 15 mars de Jean-Christophe Castaner : selon le ministre de l’Éducation nationale, « 50 à 70% » des Français seront « probablement » contaminés. Or ce risque d’arrêts maladie massifs et simultanés peut intervenir de façon complètement aléatoire : certains points de vente peuvent se voir du jour au lendemain très fortement impactés, et d’autres pas du tout. Comment prévenir l'imprévisible et éviter de devoir fermer provisoirement un site si celui-ci se trouve brusquement en sous-effectif ? Suite à l'appel lancé auprès de la French Tech par Cédric O, secrétaire d'Etat au Numérique, Andjaro a été sélectionné par le gouvernement pour sa faculté à accompagner les entreprises dans leur Plan de Continuité d'Activité, aux côtés de 20 acteurs numériques tous secteurs. Pour rejoindre l'élan de solidarité essentiel durant cette période d'incertitude, nous avons également mis en place un Kit de Déploiement Rapide de la solution afin de vous aider à minimiser l’impact du virus sur vos opérations.
D’après les analyses d’une majorité d’experts, le confinement a de fortes chances d’être prolongé bien au-delà des « 15 jours minimum » annoncés le 16 mars dernier par le Président de la République. Les entreprises ne pouvant instaurer le télétravail (ou ne le faire que de façon marginale) en raison de la nature de leur activité vont donc devoir tenir bon la rampe. Dès lors qu’elles interviennent dans un secteur décisif pour le pays, comme l’énergie ou la grande distribution qui sont indispensables au maintien de l’industrie, elles ont, plus que jamais, tout à gagner à moderniser leurs processus de mobilisation des ressources internes.

Publié le 24/03/2020