Absence imprévue, pic d’activité, départ précipité ou simple effet des marronniers : les raisons qui mènent les entreprises à faire appel à l’intérim sont nombreuses. Mais si l’intérim apparaît comme une solution facilement activable pour faire face à toutes les problématiques causées par le manque de personnel, elle amène avec elle son lot de nouvelles questions :

  • Comment s’appuyer sur une agence d’intérim pour son recrutement temporaire ?
  • Quelle est la législation qui encadre le travail en intérim ?
  • Sur quels critères sont rémunérés les salariés intérimaires et les agences d’intérim (ETT) ?

Parce que les réponses ne sont pas toujours connues, on vous aide à y voir plus clair dans cet article.

 

I. Comment fonctionne l’intérim ?
II. Combien coûte un intérimaire pour l’entreprise ?
III. Comment une agence d’intérim se rémunère-t-elle ?

I. Comment fonctionne l’intérim ?

Face à un besoin de main d’œuvre, toute entreprise peut choisir de solliciter une agence d’intérim, également appelée agence de travail temporaire (ETT). Premier point de vigilance, ce besoin doit nécessairement entrer dans le cadre légal du travail temporaire, à savoir :

  • un remplacement
  • une hausse temporaire de l’activité
  • une saisonnalité/travaux temporaires par nature
  • une situation spécifique liées à l’intérimaire

Sur la base d’un simple appel ou d’un email, l’entreprise utilisatrice signe avec l’ETT un contrat de mise à disposition. Celui-ci sert à récolter le besoin de personnel en question (profil, compétences recherchées, montant du salaire) et servira de fiche de poste au recrutement du candidat idéal. L’intérim repose donc sur une relation tripartite entre l’entreprise utilisatrice, l’ETT et le futur salarié.

L’ETT joue davantage qu’un rôle de médiateur : il va sélectionner la personne la plus adéquate pour la mission donnée, mais aussi l’embaucher. Car l’entreprise utilisatrice n’est en aucun cas l’employeur du salarié intérimaire ! C’est l’agence d’intérim qui est responsable de toutes les formalités relatives à l’embauche, de la visite médicale d’aptitude au travail jusqu’au versement du salaire.

De son côté, l’entreprise utilisatrice se déleste des responsabilités inhérentes au recrutement, à l’embauche et à la gestion des ressources humaines. Elle s’assure de conserver la bande passante nécessaire pour ses activités habituelles, et bien entendu, est exempte des charges patronales sur l’intérimaire.

II. Combien coûte un intérimaire pour l’entreprise ?

En effet, la question est légitime : combien coûte réellement l’intérim à ceux qui y ont recours ? Le confort de l’entreprise utilisatrice a un coût qui se répercute sur le salaire de l’intérimaire, et voici la formule qui est généralement utilisée :

 

Coût d’un intérimaire = salaire brut prévu × durée de la mission × coefficient

 

Pour une mission d’un jour, sur une base journalière de 7 heures, un salaire brut horaire de 10 euros, et un coefficient de 1.9, l’intérimaire vous coûtera 19 euros par heure soit 133 euros / jour. Ce coefficient sera légèrement moindre dans le cas où l’agence d’intérim est entièrement dématérialisée !

Par ailleurs, le montant du salaire de l’intérimaire repose sur le Code du Travail :

  • Il est fixé par l’entreprise utilisatrice
  • Est obligatoirement égal ou supérieur au SMIC
  • Est égal ou supérieur à celui que toucherait un salarié de qualification équivalente.

Le salarié intérimaire doit bénéficier des mêmes primes (primes de panier, de risque, de froid…) qu’un collaborateur en CDD ou en CDI. Son indemnité de congés payés correspond à 10% du salaire brut. Enfin, sa mission ne peut dépasser 18 mois, renouvellement inclus. Le calcul du salaire brut est alors calculé au pro rata de la durée de la ou les missions effectuées.

III. Comment une agence d’intérim se rémunère-t-elle ?

En plus de son salaire, l’intérimaire perçoit une indemnité de fin de mission, dont le montant est égal à 10% de son salaire brut. Cette somme représente le coefficient intérim, ou coefficient de facturation. Elle constitue la base de rémunération de l’ETT et comprend :

  • La rémunération de l’intérimaire (salaire, indemnités de fin de mission, indemnité compensatrice de congés payés)
  • Les charges sociales et fiscales
  • Les avantages sociaux (mutuelle, CE, participations, etc.)
  • Les coûts de recrutement
  • La prévention sécurité
  • Les risques URSSAF
  • Les visites médicales et autres obligations administratives

A noter que le coefficient intérim peut varier en fonction des compétences et de la rareté du profil recherché : plus le salaire est élevé, plus le coefficient augmentera.

 

En 2018, on dénombrait pas moins de 2 745 683 salariés intérimaires sur le territoire français. Si l’intérim représente un soutien indéniable pour les DRH et managers, certains reprochent un recours abusif à ces emplois précaires, d’autres en déplorent le coût important difficile à faire baisser. D’autres solutions existent. La digitalisation peut accompagner tout particulièrement les secteurs très consommateurs de contrats courts, où les cols bleus sont eux aussi désireux d’augmenter leur pouvoir d’achat !

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